Comment un ancien chauffeur de taxi s’empare du Nu de Modigliani…

Artprice
14 h ·

Pourquoi les (très) riches achètent-ils des toiles exceptionnelles ?

En cette période de crise, les grandes fortunes mondiales recherchent des valeurs refuge, qui leur assurent un investissement sécurisé.

Les prix des tableaux s’envolent : en neuf minutes d’enchères chez Christie’s à New York, Nu Couché est devenu mardi la deuxième toile la plus chère au monde jamais vendue sous le marteau après Les femmes d’Alger (version O) de ‪#‎Picasso‬, adjugée en mai pour 179,4 millions de dollars. L’incroyable toile du maître italien ‪#‎Modigliani‬ est partie à 170 millions de dollars. Même chose pour un tableau de Roy ‪#‎Lichtenstein‬ intitulé Nurse (L’infirmière) et cédé à plus de 95 millions de dollars. Est-ce normal ? Pourquoi les riches acheteurs investissent-ils dans des toiles de valeur ? Europe 1 a posé la question à Judith Benhamou-Huet, journaliste spécialiste de l’Art.
Une vente, comment ça se passe ? La vente du Modigliani n’a pas excédé neuf minutes. « Pour ces ventes extrêmement médiatiques, tout le monde de l’art international, celui qui veut compter, se déplace », assure Judith Benhamou-Huet qui décrit « le grand théâtre du marché de l’art ». Mais ceux qui achètent sont souvent « au téléphone » explique-t-elle. Dans le cas du Nu couché, c’est un ancien chauffeur de taxi, le magnat chinois Liu Yiqian, jusque-là quasiment inconnu hors de Chine, qui a stupéfait le monde des collectionneurs en s’offrant la toile.
Des tableaux voués à dormir dans des coffres ? « On ne peut pas généraliser » selon Judith Benhamou-Huet. Un porte-parole de l’homme d’affaires chinois a notamment indiqué que le Nu couché de Modigliani serait exposé en 2017 au Long Museum de Pudong, à Shanghai, pour le cinquième anniversaire de son ouverture. Autre exemple : « Le record absolu aux enchères de l’année dernière, un Picasso, a certainement été acheté par des Qataris qui souhaitent l’installer dans leur maison new-yorkaise », précise-t-elle.
Les tableaux exceptionnels, valeurs refuge. Lorsqu’on a énormément d’argent, pourquoi acheter de très beaux tableaux qui s’inscrivent dans l’histoire de l’art ? C’est notamment le cas du Modigliani. « Le problème pour les acheteurs survient plutôt lorsqu’ils acquièrent des tableaux moyens qui valent très cher », souligne la journaliste.
Les grandes fortunes mondiales « ont besoin d’investir dans des valeurs sûres », confie-t-elle encore. « Les grands artistes dont on connaît et contrôle l’œuvre ont produit des choses exceptionnelles et à ce titre-là, sont des valeurs refuge. Les gens qui investissent ainsi ont déjà acheté beaucoup de maisons, beaucoup de voitures et beaucoup de bijoux. C’est une manière pour eux de continuer à investir. »

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