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McDonald’s change de nom et séduit un marché prometteur en Chine

Par Le Petit Journal Shanghai | Publié le 29/10/2017 à 09:59 | Mis à jour le 29/10/2017 à 10:11
Photo : McDonald’s change de nom

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McDonald’s change de nom en Chine. Si l’enseigne qui ambitionne de doubler le nombre de restaurants, restera bien la même, à l’avenir les Chinois ne parleront plus du roi du Big Mac de la même manière.

Désormais ils ne prononceront plus McDonalds (ou plus exactement Maidanglao, dans sa version en mandarin) mais « Arches d’or » (Jingongmen).

La décision vient d’être annoncée via le compte officiel de la franchise McDonald’s sur le réseau social chinois Weibo. Mais elle a été prise le 12 octobre, selon le journal économique chinois Caixin.

 

Une avancée à pas de velours

En 2022, 32 ans après l’ouverture du premier restaurant McDonald’s en Chine, il pourrait y en avoir 4.500 répartis dans le pays. Soit 2.000 de plus d’aujourd’hui.

Pour ce faire, le spécialiste de la restauration rapide entend élargir sa présence aux petites et moyennes villes chinoises, perçues comme des gisements de croissance : ces agglomérations « de troisième et quatrième catégories » représenteront 45 % des restaurants McDo dans le pays en 2022.

 

1,4 milliards de clients potentiels

« La Chine sera bientôt notre plus grand marché en dehors des Etats-Unis », a assuré Steve Easterbrook, PDG de McDonald’s, cité dans un communiqué. Pour lui, la région chinoise est un laboratoire des « nouvelles dynamiques de consommation » – notamment les profits tirés des paiements dématérialisés et commandes en ligne.

Alors que son nombre de clients américains diminue aux Etats-Unis et qu’il a dû y réduire son nombre de restaurants (14.155 en 2016), le géant du hamburger lorgne les 1,4 milliard de clients potentiels que compte la Chine. Y aura-t-il bientôt une densité de restaurant « McDo » équivalente à celle des Etats-Unis, à savoir un restaurant pour 23.000 habitants ?

Source : les echos.fr

Comme memo sur les artistes chinois les plus connus…

Top 10 des artistes contemporains chinois à connaître

Par Caroline Boudehen | Publié le 29/10/2017 à 10:22 | Mis à jour le 29/10/2017 à 12:14
Photo : Une oeuvre de l’artiste chinois Yue Minjun

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Depuis le début du millénaire, l’art contemporain, s’il a toujours été présent, s’est affirmé, poussé par l’ouverture et la croissance de la Chine. Portée par un nouveau souffle, ses forces vives se sont dévoilées au monde et s’y sont projetés avec succès. Peintres, photographes, perfomers, vidéastes, artistes multimédias…et bien souvent tout cela à la fois, le visage de l’artiste contemporain chinois se démarque par son engagement et son regard nouveau sur son pays d’origine. Emergents ou déjà établis, voici une sélection des dix artistes visuels, acteurs et témoins du renouvellement de la Chine. 

 

Yue Minjun

Né en 1962 à Daqing, Yue Minjun vit et travaille à Pékin. Considéré comme une icône de l’art contemporain (qui n’a pas vu ou aperçu au détour d’une boutique ou d’une galerie ses fameux « rires » …) il est le représentant le plus connu des jeunes artistes chinois du « réalisme cynique ». L’artiste s’est fait connaître par ses œuvres monumentales dont le thème central est le rire, chargé de différents sens et lui permettant de « cacher son impuissance » selon ses termes ou de caricaturer l’uniformisation de la société chinoise.

Légende image ci-dessus : Yue Minjun, Free Sky No. 1, 2012 , Huile sur toile, 100x90cm

 

Liu Wei

Liu Wei est né en 1972 à Pékin, où il vit et travaille actuellement. Issu de la nouvelle génération d’artistes chinois, Liu Wei « ne part pas d’un matériau ou d’une technique […] » selon ses termes. « J’ai une idée et je pense à la façon de l’exprimer ». Travaillant ainsi avec de nombreux médias, l’artiste élabore des critiques culturelles et spirituelles, allant de « paysages » composés de fesses photographiées et de sculptures de déjection monumentales incluant des figurines de soldats et des composants électroniques, à des sculptures de villes en ruine. Des pièces évocatrices qui commentent l’urbanisation et le matérialisme dans une Chine en évolution rapide.

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Liu Wei, Library V-I, 2008-2015, Livres, bois, fer, et autres matières diverses, 250×140×145cm

 

Zhang Xiaogang

Né en 1958 à Kunming, Zhang Xiaogang vit entre le Sichuan et Pékin. Célèbre pour ses séries Bloodline, portraits stylisés et souvent monochromatiques (noir et blanc) de familles chinoises, le peintre symboliste surréaliste évoque à travers les poses de ces personnages la tradition chinoise des portraits familiaux de la Révolution culturelle, avec une facture directement inspirée du surréalisme européen. La critique a salué ses peintures et les a qualifiées de « portraits de l’âme chinoise moderne ». Récemment, il a également créé des sculptures à partir de ces personnages, qui ont également connu un succès international. Aujourd’hui, l’artiste est considéré comme l’un des plus importants de sa génération et est un des favoris des collectionneurs étrangers.

En avril 2011, son œuvre triptyque « Forever Lasting Love » de 1988 a été vendue à Hong Kong pour 79 millions de HK $ ( soit 10,1 millions de dollars US), un prix d’enchères record pour une œuvre d’art contemporain de Chine.

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Zhang Xiaogang, Bloodline, 2005, Huile sur toile, 200x260cm

 

Gu Wenda

Wenda Gu est né en 1955 à Shanghai. Il est considéré comme un pionnier dans l’appropriation de la peinture traditionnelle chinoise et de la calligraphie dans ses projets conceptuels. L’artiste, qui a une formation en peinture à l’encre classique, a exploré les possibilités radicales du médium à travers des séries d’installations environnementales et des œuvres semi-abstraites à grande échelle. Il s’est beaucoup intéressé aux thèmes du régionalisme, de l’identité nationale, de l’universalité et du fossé entre la langue et la culture. Le plus célèbre de ses projets s’intitule les Nations Unies (commencées en 1993), pour lequel l’artiste a recueilli des cheveux humains de pays du monde entier, et les a tissés dans des bannières avec des textes composés dans des langues imaginaires. Il a récemment exposé au Minsheng Art Museum (Pudong) à Shanghai, musée dont il avait enveloppé la totalité de la structure avec des milliers de lampions jaunes.

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Gu Wenda, Red Light in Heaven – Shanghai Station, 2016, au Shanghai 21st Century Minsheng Art Museum

 

Zhang Huan

Zhang Huan est né en 1965 dans la province du Henan. Aujourd’hui il est un des artistes contemporains les plus influents et aussi l’un des plus provocateurs. Il utilise son corps, nu le plus souvent, comme toile et comme pinceau, le transformant en œuvre à part entière. Les idées que l’artiste a explorées dans ses premières performances, conçues comme des explorations existentielles et des commentaires sociaux, l’ont menées à la pratique de studio plus traditionnelle lorsqu’il a déménagé à Shanghai en 2005, après avoir vécu et travaillé pendant huit ans à New York. De magnifiques photographies immortalisent ses performances. « Zhang Huan est certainement le plus grand artiste de performance qui soit. Il intègre sa performance à son travail classique et, inversement, il transforme sa performance en une œuvre durable« , a déclaré le commissaire d’exposition et critique d’art William Zhao au journal Le Monde en 2011. Il est aujourd’hui l’un des chouchous des grands mécènes français (comme Bernard Arnaud et François Pinault).

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Zhang Huan, Q-Confucius No. 2, 2011, Silicone, acier, carbone, fibre, acrylique, 380.2×980.7×660.4cm

 

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Lin Tianmao

Lin Tianmao est née en 1961 à Taiyuan, et vit et travaille maintenant à Pékin. Lin Tianmiao est l’une des premières femmes artistes chinoises à obtenir une reconnaissance internationale. Elle est connue pour sa pratique de l’enroulement de fil – habituellement de la soie, des cheveux, du coton ou du feutre – avec lequel elle attache étroitement des objets trouvés et manufacturés. Chargée par sa mère d’embobiner le coton dans sa jeunesse, l’artiste reprend aujourd’hui le même geste pour le transformer en œuvre et surtout en questionnement. Le travail de l’artiste étudie son propre rôle social et la relation entre l’identité et le contexte social, en interrogeant l’identité de la femme. Mieux connue pour ses installations à grande échelle, l’artiste pratique également la sculpture, la photographie, la vidéo et une variété d’autres médias. « On m’appelle souvent « artiste féminine chinoise ». Mais je dirais plutôt : Je suis une artiste, je suis une femme et je suis chinoise. » affirme Lin Tianmao. « Être une femme artiste signifie que vous avez la responsabilité d’exposer l’état actuel du féminisme et de la mentalité des femmes en Chine » selon ses termes. En effet, tout au long de sa carrière, Lin Tianmiao a abordé l’ambivalence des femmes dans la Chine contemporaine envers les traditions patriarcales séculaires… Et dont les explorations résonnent dans l’ensemble des cultures à travers le monde.

Lin Tianmiao, Duckling Yellow, 2012 , Fils, morceaux de bois, os synthétiques, 116.8×96.5cm, copyright : Galerie Lelong & Co.

 

 

Cao Fei

Cao Fei est née en 1978 à Guangzhou. Elle est l’une des jeunes artistes chinoises les plus innovantes à avoir émergée sur la scène internationale. Habitant actuellement à Pékin, elle mélange le commentaire social, l’esthétique populaire, les références au surréalisme et l’aspect documentaire dans ses films et ses installations. Ses œuvres reflètent les changements rapides et chaotiques qui se produisent dans la société chinoise aujourd’hui. Ses œuvres ont été exposées dans plusieurs biennales et galeries internationales comme la Serpentine Gallery, Tate Modern (Londres) le MoMA (New York), la Fondation Louis Vuitton, Palais de Tokyo et Centre Pompidou (Paris).

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Cao Fei, RMB City: A Second Life City Planning by China Tracy (aka: Cao Fei), 2007, vidéo en couleurs, avec son.

 

Lu Guang

Lu Guang est né en 1961, dans la province du Zhejiang, en Chine. Il est aujourd’hui un des plus grands photo-reporters chinois. Il s’est passionné par la photographie depuis qu’il a tenu un appareil photo pour la première fois, alors qu’il travaillait dans une usine de sa ville natale. Après avoir suivi des cours à l’Académie des Beaux-Arts de l’Université Tsinghua à Pékin, il devient photographe indépendant. Depuis 1993 Il a développé de grands projets documentaires en Chine, de sa propre initiative, sur les chercheurs d’or, les ouvriers des mines de charbon, la toxicomanie le long de la frontière sino-birmane, les villages du sida dans la province du Henan, la pollution industrielle et les effets médicaux de la schistosomiase. Ses images ont parcouru le monde entier et lui ont valu trois World Press Photo Awards. Son travail à propos de la déforestation de la forêt du Congo est actuellement visible à la galerie Beaugeste (Blood Wood jusqu’au 28/02/2018). A ne pas manquer !

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Qiu Zhijie

Qiu Zhijie est né en 1969 à Zhangzhou, il vit et travaille aujourd’hui à Pékin. Il est connu pour sa pratique basée sur le texte et la calligraphie, qui englobe la photographie, la performance, l’installation, la peinture et la vidéo. Ses travaux explorent la lutte de l’affirmation de soi, particulièrement en référence à l’histoire chinoise. Artiste reconnu, il se consacre depuis dix ans à la création de cartes : ses représentations politiques, historiques et poétiques du monde. Parmi ses œuvres les plus célèbres, on retrouve sa série Tattoo (commencée en 1994), dans laquelle l’artiste a peint des mots (en rouge) sur son propre corps.

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Qiu Zhijie, Map of Art and China after 1989: Theater of the World, 2017, encre sur papier, monté sur soie, six panneaux, 240 cm
(droit : courtoisie de l’artiste).

 

Liu Bolin

Liu Bolin est né en 1973 dans la province de Shandong. Il vit et travaille aujourd’hui à Pékin. Artiste contestataire et activiste performer populaire dans le monde entier grâce à ses photos de lui-même dissimulé dans ses paysages, il est connu sous le nom de l’ »homme invisible ». Ses œuvres les plus populaires sont Hiding in the City (« se cacher dans la ville »), une série photographique qui a débuté en tant que performance en 2005 (et qu’il a été possible de voir récemment à la Galerie Magda Danysz, qui le représente à Shanghai). Initialement sculpteur, Il appartient à la génération qui est arrivée à maturité dans les années 1990, lorsque la Chine a commencé à profiter de la croissance économique rapide et une relative stabilité politique. Depuis sa première exposition personnelle à Pékin (1998), les travaux de Liu Bolin ont reçu une reconnaissance internationale.

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Liu Bolin, Puffed Food, 2011, Photographie, impression de pigments, Edition:x/8, 118.1×149.9cm, série Hiding in the City, copyright : HG Contemporary.

Big data meets Big Brother as China moves to rate its citizens

In Wired

The Chinese government plans to launch its Social Credit System in 2020. The aim? To judge the trustworthiness – or otherwise – of its 1.3 billion residents


Kevin Hong

On June 14, 2014, the State Council of China published an ominous-sounding document called « Planning Outline for the Construction of a Social Credit System ». In the way of Chinese policy documents, it was a lengthy and rather dry affair, but it contained a radical idea. What if there was a national trust score that rated the kind of citizen you were?

Imagine a world where many of your daily activities were constantly monitored and evaluated: what you buy at the shops and online; where you are at any given time; who your friends are and how you interact with them; how many hours you spend watching content or playing video games; and what bills and taxes you pay (or not). It’s not hard to picture, because most of that already happens, thanks to all those data-collecting behemoths like Google, Facebook and Instagram or health-tracking apps such as Fitbit. But now imagine a system where all these behaviours are rated as either positive or negative and distilled into a single number, according to rules set by the government. That would create your Citizen Score and it would tell everyone whether or not you were trustworthy. Plus, your rating would be publicly ranked against that of the entire population and used to determine your eligibility for a mortgage or a job, where your children can go to school – or even just your chances of getting a date.

A futuristic vision of Big Brother out of control? No, it’s already getting underway in China, where the government is developing the Social Credit System (SCS) to rate the trustworthiness of its 1.3 billion citizens. The Chinese government is pitching the system as a desirable way to measure and enhance « trust » nationwide and to build a culture of « sincerity ». As the policy states, « It will forge a public opinion environment where keeping trust is glorious. It will strengthen sincerity in government affairs, commercial sincerity, social sincerity and the construction of judicial credibility. »

Others are less sanguine about its wider purpose. « It is very ambitious in both depth and scope, including scrutinising individual behaviour and what books people are reading. It’s Amazon’s consumer tracking with an Orwellian political twist, » is how Johan Lagerkvist, a Chinese internet specialist at the Swedish Institute of International Affairs, described the social credit system. Rogier Creemers, a post-doctoral scholar specialising in Chinese law and governance at the Van Vollenhoven Institute at Leiden University, who published a comprehensive translation of the plan, compared it to « Yelp reviews with the nanny state watching over your shoulder ».

For now, technically, participating in China’s Citizen Scores is voluntary. But by 2020 it will be mandatory. The behaviour of every single citizen and legal person (which includes every company or other entity)in China will be rated and ranked, whether they like it or not.

Kevin Hong

Prior to its national roll-out in 2020, the Chinese government is taking a watch-and-learn approach. In this marriage between communist oversight and capitalist can-do, the government has given a licence to eight private companies to come up with systems and algorithms for social credit scores. Predictably, data giants currently run two of the best-known projects.

The first is with China Rapid Finance, a partner of the social-network behemoth Tencent and developer of the messaging app WeChat with more than 850 million active users. The other, Sesame Credit, is run by the Ant Financial Services Group (AFSG), an affiliate company of Alibaba. Ant Financial sells insurance products and provides loans to small- to medium-sized businesses. However, the real star of Ant is AliPay, its payments arm that people use not only to buy things online, but also for restaurants, taxis, school fees, cinema tickets and even to transfer money to each other.

Sesame Credit has also teamed up with other data-generating platforms, such as Didi Chuxing, the ride-hailing company that was Uber’s main competitor in China before it acquired the American company’s Chinese operations in 2016, and Baihe, the country’s largest online matchmaking service. It’s not hard to see how that all adds up to gargantuan amounts of big data that Sesame Credit can tap into to assess how people behave and rate them accordingly.

So just how are people rated? Individuals on Sesame Credit are measured by a score ranging between 350 and 950 points. Alibaba does not divulge the « complex algorithm » it uses to calculate the number but they do reveal the five factors taken into account. The first is credit history. For example, does the citizen pay their electricity or phone bill on time? Next is fulfilment capacity, which it defines in its guidelines as « a user’s ability to fulfil his/her contract obligations ». The third factor is personal characteristics, verifying personal information such as someone’s mobile phone number and address. But the fourth category, behaviour and preference, is where it gets interesting.

Under this system, something as innocuous as a person’s shopping habits become a measure of character. Alibaba admits it judges people by the types of products they buy. « Someone who plays video games for ten hours a day, for example, would be considered an idle person, » says Li Yingyun, Sesame’s Technology Director. « Someone who frequently buys diapers would be considered as probably a parent, who on balance is more likely to have a sense of responsibility. » So the system not only investigates behaviour – it shapes it. It « nudges » citizens away from purchases and behaviours the government does not like.

Friends matter, too. The fifth category is interpersonal relationships. What does their choice of online friends and their interactions say about the person being assessed? Sharing what Sesame Credit refers to as « positive energy » online, nice messages about the government or how well the country’s economy is doing, will make your score go up.

Alibaba is adamant that, currently, anything negative posted on social media does not affect scores (we don’t know if this is true or not because the algorithm is secret). But you can see how this might play out when the government’s own citizen score system officially launches in 2020. Even though there is no suggestion yet that any of the eight private companies involved in the ongoing pilot scheme will be ultimately responsible for running the government’s own system, it’s hard to believe that the government will not want to extract the maximum amount of data for its SCS, from the pilots. If that happens, and continues as the new normal under the government’s own SCS it will result in private platforms acting essentially as spy agencies for the government. They may have no choice.

Posting dissenting political opinions or links mentioning Tiananmen Square has never been wise in China, but now it could directly hurt a citizen’s rating. But here’s the real kicker: a person’s own score will also be affected by what their online friends say and do, beyond their own contact with them. If someone they are connected to online posts a negative comment, their own score will also be dragged down.

So why have millions of people already signed up to what amounts to a trial run for a publicly endorsed government surveillance system? There may be darker, unstated reasons – fear of reprisals, for instance, for those who don’t put their hand up – but there is also a lure, in the form of rewards and « special privileges » for those citizens who prove themselves to be « trustworthy » on Sesame Credit.

If their score reaches 600, they can take out a Just Spend loan of up to 5,000 yuan (around £565) to use to shop online, as long as it’s on an Alibaba site. Reach 650 points, they may rent a car without leaving a deposit. They are also entitled to faster check-in at hotels and use of the VIP check-in at Beijing Capital International Airport. Those with more than 666 points can get a cash loan of up to 50,000 yuan (£5,700), obviously from Ant Financial Services. Get above 700 and they can apply for Singapore travel without supporting documents such as an employee letter. And at 750, they get fast-tracked application to a coveted pan-European Schengen visa. « I think the best way to understand the system is as a sort of bastard love child of a loyalty scheme, » says Creemers.

Higher scores have already become a status symbol, with almost 100,000 people bragging about their scores on Weibo (the Chinese equivalent of Twitter) within months of launch. A citizen’s score can even affect their odds of getting a date, or a marriage partner, because the higher their Sesame rating, the more prominent their dating profile is on Baihe.

Sesame Credit already offers tips to help individuals improve their ranking, including warning about the downsides of friending someone who has a low score. This might lead to the rise of score advisers, who will share tips on how to gain points, or reputation consultants willing to offer expert advice on how to strategically improve a ranking or get off the trust-breaking blacklist.

Indeed, Sesame Credit is basically a big data gamified version of the Communist Party’s surveillance methods; the disquieting dang’an. The regime kept a dossier on every individual that tracked political and personal transgressions. A citizen’s dang’an followed them for life, from schools to jobs. People started reporting on friends and even family members, raising suspicion and lowering social trust in China. The same thing will happen with digital dossiers. People will have an incentive to say to their friends and family, « Don’t post that. I don’t want you to hurt your score but I also don’t want you to hurt mine. »

We’re also bound to see the birth of reputation black markets selling under-the-counter ways to boost trustworthiness. In the same way that Facebook Likes and Twitter followers can be bought, individuals will pay to manipulate their score. What about keeping the system secure? Hackers (some even state-backed) could change or steal the digitally stored information.

The new system reflects a cunning paradigm shift. As we’ve noted, instead of trying to enforce stability or conformity with a big stick and a good dose of top-down fear, the government is attempting to make obedience feel like gaming. It is a method of social control dressed up in some points-reward system. It’s gamified obedience.

In a trendy neighbourhood in downtown Beijing, the BBC news services hit the streets in October 2015 to ask people about their Sesame Credit ratings. Most spoke about the upsides. But then, who would publicly criticise the system? Ding, your score might go down. Alarmingly, few people understood that a bad score could hurt them in the future. Even more concerning was how many people had no idea that they were being rated.

Currently, Sesame Credit does not directly penalise people for being « untrustworthy » – it’s more effective to lock people in with treats for good behaviour. But Hu Tao, Sesame Credit’s chief manager, warns people that the system is designed so that « untrustworthy people can’t rent a car, can’t borrow money or even can’t find a job ». She has even disclosed that Sesame Credit has approached China’s Education Bureau about sharing a list of its students who cheated on national examinations, in order to make them pay into the future for their dishonesty.

Penalties are set to change dramatically when the government system becomes mandatory in 2020. Indeed, on September 25, 2016, the State Council General Office updated its policy entitled « Warning and Punishment Mechanisms for Persons Subject to Enforcement for Trust-Breaking ». The overriding principle is simple: « If trust is broken in one place, restrictions are imposed everywhere, » the policy document states.

For instance, people with low ratings will have slower internet speeds; restricted access to restaurants, nightclubs or golf courses; and the removal of the right to travel freely abroad with, I quote, « restrictive control on consumption within holiday areas or travel businesses ». Scores will influence a person’s rental applications, their ability to get insurance or a loan and even social-security benefits. Citizens with low scores will not be hired by certain employers and will be forbidden from obtaining some jobs, including in the civil service, journalism and legal fields, where of course you must be deemed trustworthy. Low-rating citizens will also be restricted when it comes to enrolling themselves or their children in high-paying private schools. I am not fabricating this list of punishments. It’s the reality Chinese citizens will face. As the government document states, the social credit system will « allow the trustworthy to roam everywhere under heaven while making it hard for the discredited to take a single step ».

According to Luciano Floridi, a professor of philosophy and ethics of information at the University of Oxford and the director of research at the Oxford Internet Institute, there have been three critical « de-centering shifts » that have altered our view in self-understanding: Copernicus’s model of the Earth orbiting the Sun; Darwin’s theory of natural selection; and Freud’s claim that our daily actions are controlled by the unconscious mind.

Floridi believes we are now entering the fourth shift, as what we do online and offline merge into an onlife. He asserts that, as our society increasingly becomes an infosphere, a mixture of physical and virtual experiences, we are acquiring an onlife personality – different from who we innately are in the « real world » alone. We see this writ large on Facebook, where people present an edited or idealised portrait of their lives. Think about your Uber experiences. Are you just a little bit nicer to the driver because you know you will be rated? But Uber ratings are nothing compared to Peeple, an app launched in March 2016, which is like a Yelp for humans. It allows you to assign ratings and reviews to everyone you know – your spouse, neighbour, boss and even your ex. A profile displays a « Peeple Number », a score based on all the feedback and recommendations you receive. Worryingly, once your name is in the Peeple system, it’s there for good. You can’t opt out.

Peeple has forbidden certain bad behaviours including mentioning private health conditions, making profanities or being sexist (however you objectively assess that). But there are few rules on how people are graded or standards about transparency.

China’s trust system might be voluntary as yet, but it’s already having consequences. In February 2017, the country’s Supreme People’s Court announced that 6.15 million of its citizens had been banned from taking flights over the past four years for social misdeeds. The ban is being pointed to as a step toward blacklisting in the SCS. « We have signed a memorandum… [with over] 44 government departments in order to limit ‘discredited’ people on multiple levels, » says Meng Xiang, head of the executive department of the Supreme Court. Another 1.65 million blacklisted people cannot take trains.

Where these systems really descend into nightmarish territory is that the trust algorithms used are unfairly reductive. They don’t take into account context. For instance, one person might miss paying a bill or a fine because they were in hospital; another may simply be a freeloader. And therein lies the challenge facing all of us in the digital world, and not just the Chinese. If life-determining algorithms are here to stay, we need to figure out how they can embrace the nuances, inconsistencies and contradictions inherent in human beings and how they can reflect real life.

Kevin Hong

You could see China’s so-called trust plan as Orwell’s 1984 meets Pavlov’s dogs. Act like a good citizen, be rewarded and be made to think you’re having fun. It’s worth remembering, however, that personal scoring systems have been present in the west for decades.

More than 70 years ago, two men called Bill Fair and Earl Isaac invented credit scores. Today, companies use FICO scores to determine many financial decisions, including the interest rate on our mortgage or whether we should be given a loan.

For the majority of Chinese people, they have never had credit scores and so they can’t get credit. « Many people don’t own houses, cars or credit cards in China, so that kind of information isn’t available to measure, » explains Wen Quan, an influential blogger who writes about technology and finance. « The central bank has the financial data from 800 million people, but only 320 million have a traditional credit history. » According to the Chinese Ministry of Commerce, the annual economic loss caused by lack of credit information is more than 600 billion yuan (£68bn).

China’s lack of a national credit system is why the government is adamant that Citizen Scores are long overdue and badly needed to fix what they refer to as a « trust deficit ». In a poorly regulated market, the sale of counterfeit and substandard products is a massive problem. According to the Organization for Economic Co-operation and Development (OECD), 63 per cent of all fake goods, from watches to handbags to baby food, originate from China. « The level of micro corruption is enormous, » Creemers says. « So if this particular scheme results in more effective oversight and accountability, it will likely be warmly welcomed. »

The government also argues that the system is a way to bring in those people left out of traditional credit systems, such as students and low-income households. Professor Wang Shuqin from the Office of Philosophy and Social Science at Capital Normal University in China recently won the bid to help the government develop the system that she refers to as « China’s Social Faithful System ». Without such a mechanism, doing business in China is risky, she stresses, as about half of the signed contracts are not kept. « Given the speed of the digital economy it’s crucial that people can quickly verify each other’s credit worthiness, » she says. « The behaviour of the majority is determined by their world of thoughts. A person who believes in socialist core values is behaving more decently. » She regards the « moral standards » the system assesses, as well as financial data, as a bonus.

Indeed, the State Council’s aim is to raise the « honest mentality and credit levels of the entire society » in order to improve « the overall competitiveness of the country ». Is it possible that the SCS is in fact a more desirably transparent approach to surveillance in a country that has a long history of watching its citizens? « As a Chinese person, knowing that everything I do online is being tracked, would I rather be aware of the details of what is being monitored and use this information to teach myself how to abide by the rules? » says Rasul Majid, a Chinese blogger based in Shanghai who writes about behavioural design and gaming psychology. « Or would I rather live in ignorance and hope/wish/dream that personal privacy still exists and that our ruling bodies respect us enough not to take advantage? » Put simply, Majid thinks the system gives him a tiny bit more control over his data.

Kevin Hong

When I tell westerners about the Social Credit System in China, their responses are fervent and visceral. Yet we already rate restaurants, movies, books and even doctors. Facebook, meanwhile, is now capable of identifying you in pictures without seeing your face; it only needs your clothes, hair and body type to tag you in an image with 83 per cent accuracy.

In 2015, the OECD published a study revealing that in the US there are at least 24.9 connected devices per 100 inhabitants. All kinds of companies scrutinise the « big data » emitted from these devices to understand our lives and desires, and to predict our actions in ways that we couldn’t even predict ourselves.

Governments around the world are already in the business of monitoring and rating. In the US, the National Security Agency (NSA) is not the only official digital eye following the movements of its citizens. In 2015, the US Transportation Security Administration proposed the idea of expanding the PreCheck background checks to include social-media records, location data and purchase history. The idea was scrapped after heavy criticism, but that doesn’t mean it’s dead. We already live in a world of predictive algorithms that determine if we are a threat, a risk, a good citizen and even if we are trustworthy. We’re getting closer to the Chinese system – the expansion of credit scoring into life scoring – even if we don’t know we are.

So are we heading for a future where we will all be branded online and data-mined? It’s certainly trending that way. Barring some kind of mass citizen revolt to wrench back privacy, we are entering an age where an individual’s actions will be judged by standards they can’t control and where that judgement can’t be erased. The consequences are not only troubling; they’re permanent. Forget the right to delete or to be forgotten, to be young and foolish.

While it might be too late to stop this new era, we do have choices and rights we can exert now. For one thing, we need to be able rate the raters. In his book The Inevitable, Kevin Kelly describes a future where the watchers and the watched will transparently track each other. « Our central choice now is whether this surveillance is a secret, one-way panopticon – or a mutual, transparent kind of ‘coveillance’ that involves watching the watchers, » he writes.

Our trust should start with individuals within government (or whoever is controlling the system). We need trustworthy mechanisms to make sure ratings and data are used responsibly and with our permission. To trust the system, we need to reduce the unknowns. That means taking steps to reduce the opacity of the algorithms. The argument against mandatory disclosures is that if you know what happens under the hood, the system could become rigged or hacked. But if humans are being reduced to a rating that could significantly impact their lives, there must be transparency in how the scoring works.

In China, certain citizens, such as government officials, will likely be deemed above the system. What will be the public reaction when their unfavourable actions don’t affect their score? We could see a Panama Papers 3.0 for reputation fraud.

It is still too early to know how a culture of constant monitoring plus rating will turn out. What will happen when these systems, charting the social, moral and financial history of an entire population, come into full force? How much further will privacy and freedom of speech (long under siege in China) be eroded? Who will decide which way the system goes? These are questions we all need to consider, and soon. Today China, tomorrow a place near you. The real questions about the future of trust are not technological or economic; they are ethical.

If we are not vigilant, distributed trust could become networked shame. Life will become an endless popularity contest, with us all vying for the highest rating that only a few can attain.

This is an extract from Who Can You Trust? How Technology Brought Us Together and Why It Might Drive Us Apart (Penguin Portfolio) by Rachel Botsman, published on October 4. Since this piece was written, The People’s Bank of China delayed the licences to the eight companies conducting social credit pilots. The government’s plans to launch the Social Credit System in 2020 remain unchanged

La transformation d’Estée Lauder

How Estée Lauder Is Making Its Global Brand Locally Relevant in China

The American premium beauty brand Estée Lauder has, of late, had huge success in the Chinese market. During the fourth quarter of the fiscal year 2017, the brand’s parent company, Estée Lauder Companies (ELC), saw a whopping 40-percent growth in China, in stark contrast to the increase of the global sales at nine percent during the same period.

Jing Daily caught up with Tricia Nichols, ‎the brand’s Vice President of Global Consumer Marketing and Engagement and Jon Roman, the Vice President of Online, after Nichols’ presentation at Women’s Wear Daily‘s “Digital Forum: New York” last week.

In this interview, Nichols and Roman reveal the secrets of Estée Lauder’s China strategy, including how to use WeChat and Weibo to sell on Tmall. They also identify some of the best ways to understand and engage with Chinese consumers, which is a constantly evolving demographic, according to Nichols.

Jing Daily: How does the company adapt its marketing strategy to attract a Chinese audience? 
Tricia Nichols: We do know that it is an evolving growing market. The way Chinese customers consume beauty (products) is evolving constantly. So we have constantly revised our strategy, as we develop new products. We are driving our own inspiration, education, innovation and trial.

In terms of strategy, we do have a very strong local team there that is running operations in China. They really do understand Chinese consumers. They work very closely with our regional team which is based in Hong Kong, and our global team here in New York. In that way, we are really sharing and maximizing the chances of identifying what Chinese consumers are looking for.

Estée Lauder has a highly sophisticated social media strategy in China. How important is WeChat and Weibo to you? Which platform has served your business goals better so far?
Tricia Nichols: These two channels are both very important to our strategy for, not only the awareness, but an engagement standpoint. And also because they are really a part of this broader, all-in-one ecosystem. So Weibo and WeChat are two of the largest social media platforms, they keep growing and we want to grow with them.

We have adopted a different strategy for each platform because they are quite unique in their own way. We see Weibo as a more grab-and-keep platform. People really get to know our brand and also amplify the content through story-telling. And for WeChat, it is obviously a communication tool. The brand engagement is through the platform. It helps convert people into customers. WeChat is the major platform for us to drive online to offline.

Jon Roman: The importance of WeChat linking to our brand’s e-commerce site is also extremely important.

How Does Estee Lauder Use WeChat to Manage Customer Relationship?
Tricia Nichols: WeChat is a one-to-one platform for a lot of things. It offers us great opportunity to create the message and nice interaction from an engagement standpoint. There is also a customer service element to it, such as how it links back to our e-commerce site.

Jon Roman: For example, with WeChat, we have a hub linking to our loyalty program, we have a hub linking to our Beauty Advisors – that’s really how we communicate our service to our customers.

In China, Estée Lauder sells both on Alibaba’s Tmall, the country’s biggest e-commerce platform, and your own Chinese official website. Why is Tmall a crucial sales channel? 
Jon Roman: I think, on Tmall, we are really a leader in global prestige beauty brands. We look at Tmall as an incredible opportunity to reach consumers, especially in Tier 3 and Tier 4 cities, where we don’t have the product distribution. It allows us to reach and learn more about consumers and how to target and communicate with them.

Also because [Tmall] has so much data, it offers a lot of insights about consumers. That really helps us change our approach to our consumers. [On the other hand], I think having our own e-commerce site is also extremely important because it is the pure expression of the brand. We will create our own technology, service and experience. We can talk in detail about our services, like our loyalty program, with a link to our WeChat account.

Estée Lauder appointed Chinese actress Yang Mi to be its brand ambassador earlier this year. Why does the brand need a local ambassador? What kind of role does the company expect her to play?
Tricia Nichols: This is how we see Yang Mi: she is one of the most influential women in China, especially on Weibo. We see her as a really obvious choice to inspire and engage with Chinese women and beauty consumers. She has proven to be, for us, a perfect choice. Her first campaign with us was back in February. That was retweeted one million times and automatically upped our sales by over 170 percent in the first month of launch. She is really as connected, inspiring and engaging as we had hoped.

China is leading in the online-to-offline (O2O) commerce development. Major e-commerce players such as Alibaba and JD.com have worked with high-end brick-and-mortar retailers to connect online shopping to offline retail. What is Estée Lauder’s online-to-offline strategy?
Jon Roman: We are evolving our strategy to drive the in-store experience 365 days a year, by providing memorable experiences based on skincare or make-up services, unique and engaging activities around festivals such as Chinese New Year, Women’s Day, and discovering activities around our best products. We also host consumer and KOL events both in our freestanding stores and in pop-up stores. Because our stores are a pure expression of the brand, the market predominantly leverages local influencers and spokespeople like Wang Kai and Yang Mi in these brand environments. They have been incredibly successful from both an engagement and sales perspective, with Yang Mi closing down our store in Zhengzhou due to the high consumer turnout.

What are some of the biggest challenges for Estée Lauder to further profit from the Chinese market?
Tricia Nichols: For Chinese consumers, as we see it, their way of shopping, their way of consuming beauty, their way of being inspired is always evolving and changing. So you know it is one challenge that we must be on top of to evolve with them. We need to understand the trends and develop the products with them. Another challenge is how to be a global brand in China that is locally relevant.

Marvel contre du rap, un suicide et une déclaration d’amour

Shanghai

#FRENCHINCHINA –

in Le petit journal de Shanghai 15 septembre

 


Le rendez-vous social-media indispensable pour connaître et comprendre le premier marché du monde. 
#FrenchinChina est le podcast hebdomadaire de l’agence FRED & FARID, qui analyse les médias sociaux chinois pour en tirer des grandes tendances sociétales. C’est l’outil indispensable pour comprendre et aimer la Chine d’aujourd’hui.

 

 

HOT TOPIC : Le suicide d’une femme enceinte

Une femme enceinte s’est donnée la mort en se jetant par la fenêtre de sa chambre d’hôpital. Elle attendait son accouchement. Ce drame a évidemment suscité une grande émotion à travers la Chine.

Cette femme s’est suicidée en raison des douleurs qu’elle ressentait, qu’elle jugeait insupportables. Alors même qu’elle avait officiellement demandé une césarienne qui lui a été refusée par son mari et l’hôpital. Ce qui a donné une ampleur nationale à cette histoire (plus de 200 millions de vues, 630 000 discussions) est surtout la place des femmes dans la société chinoise et leur liberté, leur droit de disposer de leur corps comme elles l’entendent.

Au delà de l’indignation autour du comportement du mari, on a entendu s’élever un très grand nombre de voix visant à remettre en cause le modèle traditionnel qui fait du corps de la femme un simple véhicule ayant pour simple but de transmettre le digne représentant de la famille. Les internautes demandent au contraire l’auto-détermination et la capacité des femmes chinoises à choisir le mode d’accouchement correspondant le mieux à leurs envies.

Cette histoire, si triste soit elle, doit être vue comme un élément important dans l’avancée de l’égalité homme-femme en Chine.

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HOT BRAND : Marvel vs Rap

Cette semaine ce n’est pas une marque qui a fait parler d’elle à cause d’une de ses actions mais qui a générée un extraordinaire mouvement de sympathie alors qu’elle n’avait absolument rien demandé.

Tout a commencé lorsque le rappeur PG One, qui se fait appeler également Magneto, a gagné l’émission utlra populaire The Rap of China. Après sa victoire les contenus liés à Magneto ont fait explosé les algorithmes de recherche des plateformes les plus populaires à commencer par Baidu Search et BiliBili, la plateforme vidéo très populaire chez les millennials. Le problème est que Magneto est également le nom d’un personnage bien connu des amateurs du comic X-Men de Marvel. Et les fans de cette série ont commencé à s’énerver très sérieusement sur Weibo car ce buzz rend difficile désormais l’accès aux contenus de leur personnage préféré.

Il y a donc eu pendant quelques jours une petite guéguerre bon enfant entre les fans du rappeur et du super-méchant de Marvel. Mais l’histoire a pris une autre ampleur qui a provoqué près de 38 millions de vues et 520 000 discussions lorsque l’administratrice gérant le super hashtag #Magneto sur Weibo permettant de recenser l’intégralité des contenus liés au sujet a purement et simplement décidé d’effacer tous les contenus liés au personnage de Marvel. Les fans se sont alors pris d’une colère folle et ont décidé de recenser l’intégralité des violations de copyright commises sur Magneto et d’envoyer à Disney cette liste dans laquelle figurait aussi des communications pour Estée Lauder et McDonald’s.

La grande leçon de cette histoire reste tout de même l’émergence de débats publics dans la sphère sociale chinoise sur la notion de copyright et de propriété intellectuelle essentiels au développement de l’art et de l’innovation.

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HOT POST : Une déclaration d’amour sur un toit

Le Hot Post de la semaine nous vient d’une pratique très répandue chez les millennials chinois, le cutdown. Il s’agit d’une pratique très répandue dans les émission de télévision japonaise. On y voit un garçon de 14 ans monter sur le toit de son école pour déclarer sa flamme à l’une de ses camarades de classe. Mais la belle en question ne l’entend pas de cette oreille et répond devant les caméras de télévision ainsi qu’à toute l’école amassée devant l’immeuble pour l’occasion qu’elle est flattée et absolument désolée mais qu’elle a déjà un petit copain.

La vidéo est touchante et amusante mais ce qu’il y a d’intéressant est la mécanique de « viralisation ». Ce qui a permis à ce post d’être partagé plus de 70 000 fois est le fait qu’un grand nombre d’individus ayant dépassé l’âge de l’adolescence ait reposté la vidéo sur les comptes de leurs anciens camarades de classe. Pourquoi ? Il faut savoir que les relations entre les adolescents et la découverte des sentiments amoureux sont bannis des enceintes de l’école par les parents, professeurs et l’administration scolaire chinoise au motif que de telles relations sont jugées pernicieuses voire dangereuses pour la concentration des étudiants et de les détourner de l’apprentissage du savoir.

En partageant cette vidéo avec leurs anciens camarades de classe avec des commentaires du type « à notre époque on n’aurait même pas pu se retrouver dans une situation pareille”, ces jeunes adultes se rendent compte des conditions difficiles dans lesquelles les adolescents découvrent la vie amoureuse, et sont ravis de voir que ces conditions s’assouplissent. Ils sont heureux de l’évolution positive pour l’éducation et la société chinoise.

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Retrouvez la chronique du 7 septembre 2017 de #FrenchinChina

Merci à Zhuomin Qin, Feng Huang, Jalila Levesque, Jules Chaffiotte, Radouane Guissi, Ying Zhang, Aliou Maro, Louis Caudevilla, Dushan Karageorgevitch, Mathieu Jolivet, Jing Qian, Antoine Robin, Émilie Ohana, Zhejun Li, Vincent Arassus et Green United Music Asia pour leur participation à cette chronique

Ces filles qui ne veulent pas ressembler à Kim Kardashian (on y croit ou on n’y croit pas! note du blog )

Par Emilie Veyretout | Le 12 septembre 2017 in Le Figaro
De plus en plus de Français parmi la génération des 18-34 ans refusent les standards esthétiques des réseaux sociaux. Certaines marques leur tendent un autre miroir, moins déformé de la réalité.

 Avant l’été, le scandale Pepsi aux États-Unis est devenu un cas d’école : dans une publicité virale, le fabricant de boissons mettait en scène l’Instagirl Kendall Jenner s’échappant d’une séance photo pour aller tendre, en pleine manifestation, une cannette de soda à un policier. Quelques gorgées plus tard, tout le monde dansait et riait ensemble. Diffusé alors que de nombreux rassemblements contre le racisme et pour les droits des femmes se tenaient outre-Atlantique, le clip a suscité une levée de boucliers sur Internet (« à côté de la plaque », « pathétique », « indécent ») et ringardisé, d’un coup, Pepsi… qui pensait pourtant avoir coché toutes les cases.

Comme le géant américain, la plupart des grandes marques peinent à adapter leur communication et leur marketing aux digitale natives, cette cible hyperconnectée qui ne consomme pas comme les précédentes. «Elles s’acharnent à récupérer commercialement des valeurs importantes pour nous comme la liberté, l’égalité entre les sexes et les couleurs de peau ou la force communautaire, décrypte Marjolaine Grondin, 27 ans, cofondatrice du chatbot Jam (un magazine sur messagerie instantanée). Dans le cas de Pepsi, le cliché sonne creux : aucun millennial n’a vraisemblablement participé à la conception de cette vidéo. Pour être en contact chaque jour avec des milliers d’entre eux, je sais à quel point cette génération mute vite. Aujourd’hui, les influenceurs sont déjà devenus trop lisses, des caricatures d’eux-mêmes, la tendance est aux “vraies gens”. Mais le temps que les leaders du luxe et de la grande distribution l’intègrent, tout aura peut-être encore changé. »

Réactifs ou visionnaires, le japonais Shiseido et la maison Hermès ont saisi le phénomène au vol. Pour le lancement de Waso, une ligne de soins destinée aux vingtenaires, la marque nippone vient de dévoiler une campagne publicitaire déconcertante dans l’univers des cosmétiques : beautés métissées aux taches de rousseur constellant la peau, visages androgynes, cheveux en brosse. Pour son premier parfum destiné aux jeunes filles, Twilly, Hermès offre, quant à lui, un regard rafraîchissant, plus cru sur les teenagers : filmés sans maquillage, dans une sorte de transe désarticulée devant la boutique parisienne du sellier 24, rue du Faubourg-Saint-Honoré.

Des jeunes plus « tradi » qu’ils n’y paraissent

Deux propositions aux antipodes des youtubeuses

Twilly, premier parfum destiné aux jeunes filles, Hermès. Waso, une ligne de soins destinée aux vingtenaires signée Shiseido.

Deux propositions aux antipodes des youtubeuses glamour anglo-saxonnes aux millions de followers. « Le message est cohérent. Ces marques ne trichent pas, essaient de convaincre sans perdre leur âme, et c’est précisément ce que recherchent les millennials : l’authenticité, l’engagement, résume Nadège Winter, fondatrice de Twenty, un magazine et un réseau social conçu par et pour les 16-25 ans. On a souvent dit que cette tranche d’âge ne respectait pas les règles, ni leur héritage : c’est de plus en plus faux. Est-ce une réaction au milieu dans lequel ils ont évolué, qui privilégie le paraître à l’être ? On observe une fracture, particulièrement en France, avec des profils tournés non plus sur le “moi je/regarde comme je suis génial” mais sur le monde comme source d’inspiration, “regarde ce que j’aime”. »

Ce mouvement se traduit aussi dans les formules cosmétiques et parfums. «J’ai beaucoup observé les jeunes filles autour de moi, dans la rue, raconte Christine Nagel, le nez des fragrances Hermès. Je suis fascinée par leur capacité à se réapproprier nos codes : c’est incroyable tout ce qu’elles peuvent faire avec un foulard en soie. Sous leur influence, j’ai composé ce sillage à partir de notes classiques et très identifiables de la parfumerie, la tubéreuse, le gingembre et le santal, que j’ai twistées, overdosées, détournées. » Chez Shiseido, les gels nettoyants, hydratants et lotions sont inspirés par l’art culinaire traditionnel du washoku japonais (bon, beau, bien) autour d’ingrédients simples comme la carotte, le champignon, le soja, le miel. Des routines courtes, conçues pour répondre aux problèmes quotidiens.

Les filles Kardashian… et les autres

«Jusqu’à maintenant il existait des clans. Regardez dans les années 1960, 1980 et même 1990 : les jeunes s’identifiaient à tel ou tel chanteur ou héros de série, analyse Émilie Falagan, directrice insights et innovation du groupe Shiseido. De nos jours, les réseaux sociaux proposent des millions de modèles, connus ou anonymes. Tous veulent se libérer des diktats et célébrer leur individualité. D’un côté du spectre, les filles Kardashian, avec leur ultraféminité et leurs excès (maquillage, seins, fesses et lèvres énormes). De l’autre, les nouveaux puristes, plus nombreux en France que les adeptes du contouring.» Les premiers consomment beaucoup (peelings, injections, soins en layering), les seconds valorisent les produits simples, l’innocuité, les textures légères dans le respect de la peau et de la planète. Dans le droit-fil de leurs aînés chantres du locavore.

#FRENCHINCHINA – Un train ultra rapide, la rentrée à Poudlard et des marques généreuses

Shanghai

in Le petit journal de Shanghai 31 aôut

 


Le rendez-vous social-media indispensable pour connaître et comprendre le premier marché du monde. 
#FrenchinChina est le podcast hebdomadaire de l’agence FRED & FARID, qui analyse les médias sociaux chinois pour en tirer des grandes tendances sociétales. C’est l’outil indispensable pour comprendre et aimer la Chine d’aujourd’hui.

 

 

HOT TOPIC : Le train à ultra vitesse fait rêver la Chine

L’agence nationale China Aerospace and Science Industry Corporation a annoncé la validation d’une étude, qui enclenche la création d’un train à hyper vitesse.

Le train va être lancé en 3 étapes, il va d’abord pouvoir atteindre 1000 km/h, puis 2000 et enfin une dernière version où le train pourra monter jusqu’à 4000 km/h. Les Chinois sont très fier de l’annonce de ce programme qui rivalisera avec celui d’Elon Musk qui a annoncé il y a quelques mois Hyperloop. Les Chinois soutiennent évidemment leur programme, avec une telle prouesse, ils pourront parcourir Pékin-Shanghai en 20 minutes seulement, 10 fois plus rapide qu’aujourd’hui …

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HOT BRAND : WABC et Tencent lèvent des millions pour la bonne cause

Les deux marques WABC (World of Art Brut Culture) et Tencent se sont réunies autour d’une campagne caritative nommée Little Kids Gallery qui a pour but de lutter contre les différentes maladies du cerveau. Ils ont réalisé une campagne très simple en regroupant 25 jeunes peintres atteints de ces maladies et leur ont demandé de peindre des œuvres qui seront vendues sur les réseaux sociaux chinois. Ils ont placé les œuvres à 1 RMB symbolique et les acheteurs peuvent recevoir en échange un message vocal personnel expliquant comment l’artiste a conçu son œuvre et pourquoi. Ils ont également la possibilité de télécharger le poster au format digital. Rapidement devenu viral, la campagne a générée plus de 15 millions de RMB en seulement 7 heures.

Une seconde vague de cette campagne est intéressante également : les internautes ayant aidé l’œuvre de charité en la partageant ont demandé une transparence maximale de Tencent afin que tous ces dons soient bien retransmis et qu’ils suivent ce qui a été annoncé par les deux marques. Une très belle campagne qui a rassemblé les Chinois autour de cette cause, une réussite !

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HOT POST : La rentrée à Poudlard

La rentrée des classes en Chine tombe le même jour que celle de l’anniversaire de Harry Potter. On fêtait cette année les 19 ans du lancement du premier tome. Une allusion donc évidente des élèves qui s’imaginent entrer à Poudlard. Énormément de posts sur les réseaux sociaux des jeunes ayant grandi en même temps que Harry Potter ont été diffusés, avec photos du film etc. Ce qui a amusé l’ensemble des Millennials et internautes.

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Retrouvez la chronique du 31 août 2017 de #FrenchinChina

Merci à Zhuomin Qin, Feng Huang, Jalila Levesque, Jules Chaffiotte, Radouane Guissi, Ying Zhang, Aliou Maro, Louis Caudevilla, Dushan Karageorgevitch, Mathieu Jolivet, Jing Qian, Antoine Robin, Émilie Ohana, Zhejun Li, Vincent Arassus et Green United Music Asia pour leur participation à cette chronique.