Archives pour la catégorie Non classé

La musique des pierres

La musique des pierres, c’est un livre en boucle, comme une obsession, c’est une série de mantras, petits paragraphes qui se font écho, qui cristallisent comme des pierres, arrivez à la fin et recommencez pour enfin saisir, puis laisser fuir… comme une exposition qu’on prend à rebours… Livia, Liu Dan, Mon Hôte, M.,comme une conversation entre experts où s’infiltre le roman, comme un roman où des experts pointent leur nez, drôle et prosaïque et à chaque instant poétique

Un livre écrit comme une peinture chinoise… Je me rappelle Livia allant de pierre en pierre…Les rochers dans le paysage sont des sortes de cellules souches…

Une légèreté totale, la légèreté des pierres

Un livre plein de joyaux, de pierres précieuses au coeur de conversations… sans parole

Je vous laisse le bonheur de ces citations comme ces pierres au cours de l’oeuvre

 » … Je me dis que seules les obsessions valent d’être vécues. Elles irradient nos vies trop courtes, brouillonnes, angoissées, et si l’on y trouve une cohérence, c’est à elles seules qu’on le doit… »

« … mais au fond il me semble que seules les décisions mineures de notre vie trouvent une explication. les grands tournants de nos existences, eux, ne s’expliquent pas. Ils sont guidés par des raisons secrètes qui n’apparaissent que plus tard , au détour d’un souvenir subitement agencé à un autre, qui révèle la logique d’une époque, d’une relation ou d’un sentiment… Nos vies sont ainsi comme des pierres…

« … L’art pour un exilé, c’est l’essence de son pays, qu’il emmène avec lui. Liu Dan a envie de répondre qu’il se sentirait également en exil à Pékin ou à Shanghai ou à Nankin  ou dans n’importe quelle ville de Chine. Et qu’il s’entoure d’objets d’art non pas pour traverser l’espace, qui n’est rien, -au plus une affaire de longue marche- mais pour voyager dans le Temps.

« La peinture en Chine n’est pas faite pour être regardée; elle est faite pour être lue. Les rouleaux horizontaux se déroulent à la manière d’un livre…

« Le Tao engendre le Un, le Un engendre le Deux, , le Deux engendre le Trois, le Trois engendre les dix mille choses »… cette phrase de Daodejing, Livre de la Voie et de la Vertu, illustre avec netteté la qualité générative de la peinture chinoise, voire de la pensée chinoise tout entière… La Terre, le cosmos, tout est pris dans le grand mouvement intérieur, invisible, trop lent ou trop rapide »

« Lui ne se mêle pas de politique. Il est ailleurs occupé par autre chose. Il sait de toute façon que le communisme est un phénomène récent et éphémère, qui sera vite oublié. Un peu comme ce que dit un autre de ces rares artistes chinois d’aujourd’hui qui ont le geste et l’entêtement sincères, dans une de ses oeuvres célèbres: Dix mille années à Mao Zedong, suivi des dates de naissance et de décès; Dix mille années au Parti communiste chinois, suivi de la date de création du Parti, 1921… »

« L’existence du Vide est prouvée par le mouvement » Lucrèce

 » Les fonctionnaires de la Cour reçoivent une fois par mois un bâtonnet d’encre de Yumi (localité des montagnes Zongnan aux flancs couverts de conifères). La qualité de cette encre est telle que la marque « Vieille Yumi » devient gage de qualité. »

« Mon seul critère pour un sujet de peinture est de savoir s’il m’apportera ou non des éléments d’incertitude. Une importante fonction de l’art est de vous inciter à laisser de côté les certitudes de la vie pour entrer dans le doute. je m’intéresse aux états de ce qui est perpétuellement en changement, autrement dit, aux modèles derrière les images changeantes.Que ce soit une fleur, un rocher, un paysage importe peu »

« Les pierres débordent de joie »

« Tirer de soi, c’est la promenade parfaite, tirer des êtres, c’est la promenade imparfaite »

« Picasso à qui un idiot faisait remarquer à la fin de sa vie, qu’il était capable de faire pareil en quelques minutes à peine, répondait: « moi, monsieur, il m’a fallu 30 ans » le temps. »Sur la commode de Liu Dan, la pierre est là, au présent. Combien de temps pour qu’une pierre de lettré parvienne à cet état de perfection? »

« Il faut travailler avec aisance, à main levée, et le trait de pinceau sera capable de métamorphoses abruptes… A l’exact opposé de cette aisance à main levée… bien installé à une table en plastique du restaurant Fat Burger… un artiste contemporain chinois ultrastar croque dans un hamburger supplément bacon… La clé de son succès consiste à parler d’art avec les hommes politiques , y compris européens, et de parler politique avec les artistes. Cela lui permet d’être toujours original.La mécanique est huilée à la perfection: attaque du gouvernement chinois, médiatisation et mystère de la disparition, libération dans des conditions occultes, médiatisation de la libération, édification du statut. l’Occident achète de préférence la dissidence, bonne conscience et vertu. le combat sincère de nombreux artistes se transforme en valeur-media. la biennale de venise, première place boursière de l’art contemporain global, fournit des indices prometteurs pour une spéculation continue. A la manière du génial Andy Warhol, l’artiste-contemporain-chinois, qui bénéficie souvent de soutien familial, politique, économique, diplomatique, sait utiliser les armes de l’image à son profit…. le dernier martyre du communisme chinois…quand l’artiste contemporain croise l’artiste contemporain chinois, il le salue avec respect, pitié, intérêt et bien sûr jalousie. Combien donnerait-il pour devenir l’opprimé? Attention cependant l’une des tortures chinoises consiste à remplir la bouche du patient de petits cailloux et à le forcer à mâcher longtemps, très longtemps. »

… La meilleure contre-attaque: la confiance dans le temps… Vous en avez plus qu’assez du Bazaar quotidien? c’est facile, devenez immobile en apparence; intériorisez le mouvement, gardez-le précieusement en vous; laissez glisser à la surface les agitations multiples, les peurs, les pressions sociales et familiales, les crises et les dépressions; cessez d’appartenir aux autres pour n’appartenir qu’à vous-mêmes.En résumé devenez une pierre et vous verrez à quel point il ne fallait pas s’en faire »

« laisser grandir en soi la musique des pierres »

« le travail de l’encre n’est pas autre chose qu’un travail de la lumière. Pierre Soulages n’a rien inventé, avec ses grandes toiles noires très joyeuses, mais un peu archaïques tout de même, au regard du grand art de la peinture à l’encre chinoise, perpétuée avec maestria par Liu Dan.

« … Il a déposé au sol… une grande peinture à l’encre, dont il fera don quelques mois plus tard au musée Guimet des Arts Asiatiques.Cette oeuvre me fait comprendre…que je suis en présence d’un maître fou de liberté, à la hauteur de la grande tradition picturale chinoise, commencée il y a plus de trois millénaires sur les récipients en terre cuite de Banpo, premières manifestations naïves de ce qui deviendra, à force de maitrise, de pratique, d’aventure, une des plus grandes peintures de l’histoire de l’humanité, aux côtés des maîtres de la renaissance italienne et des aventuriers de l’art moderne, mais qui, pour des raisons historiques, s’est peu à peu écrasée devant l’art contemporain. Production mécanisée  des « artistes contemporains-chinois, toute marque déposée…L’Europe du XVIII ème raffolait des chinoiseries. L’Occident des Trente Glorieuses s’est beaucoup amusé avec la Chine maoïste, les histoires de mafia et les restaurants de nems. Aujourd’hui que la Chine est devenue une grande puissance comme les autres… ce n’est plus le Petit Livre Rouge qui s’exporte, mais les croutes contemporaines prétendument subversives … Cependant l’art contemporain s’annonce sublime, fort et raffiné sitôt qu’il va à rebours de son époque. Je propose un nouveau terme pour désigner ces artistes de demain: l’art contre-temporain. »

Le coeur vide de Pékin, la Cité interdite

Barthes, l’empire des signes, « pourrait être entièrement visité à la lumière chinoise »

« La calligraphie aime peindre les bambous »

« L’étroitesse du lien entre peinture et écriture est bel et bien une spécificité de l’histoire de l’art chinois… à la différence… lié à la sculpture et à l’architecture…où la perspective est si importante…

 » Les fous d’encre »

« les pierres ne se laissent pas saisir plus facilement que les nuages, elles aussi, elles sont toujours en mouvement et elles sont éphémères, à la mesure de l’éternité »

« J’admire ceux qui savent recourir aux vraies armes dans la guerre perpétuelle que l’on se livre à soi-même, pour ne pas tomber dans l’aphasie, l’oubli, la dépression, la circonvolution du chagrin et de l’échec »

« Merce Cunningham. Je veux créer chez mes danseurs un sentiment d’incertitude. Il faut être déstabilisé pour découvrir en soi le véritable équilibre. Le Yijing me permet de créer des enchainements nouveaux, déterminés par des énergies autres que celles de ma volonté »

« Il ne faut pas opposer l’immobile au mouvement; de même qu’une pierre peut fermer le tombeau autant qu’elle peut en percuter une autre et être à l’origine de l’univers »

« des concentrations élevées d’énergie spirituelle »

« Vous comprenez en Chine, la prochaine révolution sera taoïste »

« En 1942…C’est certainement la plus grande victoire de Mao: avoir transformé l’art en politique. Les artistes chinois contemporains d’aujourd’hui, ceux que l’on retrouve avec des cotes à 10 zeros…, respectent à merveille cette dynamique: le message politique prime sur la vraie beauté de l’art.Le simple fait d’évoquer la beauté de l’art est un scandale. En revanche très peu se souviennent que ceux de la dynastie mongole, ceux qu’on appelle les grands maîtres yuan ont eu recours à une tout autre méthode: l’absence totale de politique pour mieux montrer leur sentiment de rébellion intérieure… Pierre Ryckmans … unité rythmique d’un premier jet. Solidité d’une méditation lente et soutenue… »

Les milliardaires chinois et leurs musées

A New Generation of Wealthy Asians Build Their Own Art Museums to Display Collections They’ve Amassed – News – Artintern.net


Indonesian-Chinese farming tycoon Budi Tek poses in front of a paiting by Gerhard Richter.

 Over the past two years Wang Wei and her husband Liu Yiqian dropped a reported $317 million on their hobby. Now they need somewhere to display the collection they’ve amassed. The solution: a private art museum that Wang hopes will impart some class to China’s flashy nouveau riche.

Wang and billionaire investor Liu are part of a new generation of wealthy Asians that is better known for splashing out on extravagant toys such as private jets, mega-sized yachts and supercars. Some, instead, have built big art collections and now aspire to showcase their refined sensibility to a wider audience.

The trend is most apparent in China, where entrepreneurs who have gotten rich off the country’s booming economy have been splurging on art, making it the world’s biggest fine art market last year for the second year in a row.

As China’s best known art collectors, Wang and her husband spent nearly 2 billion yuan ($317 million) on art in the past two years, according to a report in the state-run China Daily that quoted Wang. She declined to confirm the figure, and said « I do not like to talk about how much I spent. »


Indonesian-Chinese farming tycoon Budi Tek poses in front of a painting by Gerhard Richter during an auction preview in Hong Kong. Tek is set to open the De Museum in Shanghai next year featuring Asian and Western contemporary art, after opening his first in Indonesia’s capital Jakarta in 2008. While Asia’s new generation of wealthy are usually better known for splashing out on extravagant toys such as private jets, mega-sized yachts and supercars, some instead have built big art collections and now aspire to showcase their refined sensibility to a wider audience.

Wang’s 10,000 square meter (107,640 square foot) « Long » museum is scheduled to open in Shanghai in late October and will cost 10 million yuan ($1.6 million) a year to run. Aside from giving her a space to show off her collection of Chinese revolutionary and contemporary art, Wang said it will also help her give her nouveau riche compatriots a cultural education.

« The rich housewives have money but do not know how to spend it without shopping, » she said. « I want to teach them to be more tasteful. »

With that goal in mind, one museum is not enough for Wang. She is planning a second Shanghai museum that will start construction in August and open in October 2013.

More are in the pipeline. Indonesian-Chinese farming tycoon Budi Tek is set to open the De Museum in Shanghai next year featuring Asian and Western contemporary art, after opening his first in Indonesia’s capital Jakarta in 2008.

Tek’s museum will be located in an old aircraft hangar across the river from the site of the World Expo site in Shanghai’s Pudong district, on land that the government is giving to him at a preferential rate. Tek will cover the cost of renovating the building and adding extra wings as well as annual operating costs. He wouldn’t say how much he plans to spend, but said « the operating costs will be expensive, buying works will be expensive. »

Collector Guan Yi is planning one on the outskirts of Beijing, according to art publications. Industry insiders say wealthy collectors are planning museums around China.

Sustainability is a big issue for would-be museum owners, who need deep pockets to deal with costs, said Magnus Renfrew, director of Art HK, Hong Kong’s annual art fair.

« It’s many millions of dollars for construction or refurbishment, and that’s even before you’ve got to the art and before you get to the staffing and ongoing costs » said Renfrew. « It’s not for the faint hearted. »

A growing interest in philanthropy is one reason behind the private museum boomlet. Rapid growth is creating thousands of new millionaires in Asia each year. Their ranks grew to 3.3 million in 2011, surpassing Europe for the first time, according to Merrill Lynch and Capgemini. Between January last year and March this year, China’s top 100 philanthropists donated $1.6 billion, according to the Hurun Report, a Chinese rich list. That’s about a fivefold increase from 2004 when the list started.

But it also recalls earlier periods in the U.S. and Europe when wealthy art patrons helped build museums that are now world renowned.

In the late 19th century, British sugar magnate Henry Tate help fund the construction of a building to house his collection of Victorian art that he donated to the country, paving the way for the network of renowned museums that bear his name. Members of U.S. oil industrialist John D. Rockefeller’s family helped found New York’s famed Museum of Modern Art in 1929. Businessman Solomon Guggenheim is best remembered for the iconic New York museum his foundation set up in 1939, which was later named after him.

« It’s a complex issue, » said Philip Dodd, organizer of the Hong Kong art fair’s first private museum forum last year.

« Why did Medici commission so much art? Why did the Vatican commission Michelangelo? Was it philanthropy or was it an exercise of power and display and spectacle? I think all those things are involved in Asia too, » said Dodd.

Some 40 private museum owners and collectors from Australia, Japan, Indonesia and China are expected to attend this year’s private museum forum at the fair, which will be held May 17-20.

Tek acknowledged that vanity and ego played a role when he started building his art collection, but now he has reverted to what he terms a modest lifestyle. He says his only extravagance is flying first class and he doesn’t wear fancy watches or clothes and avoids giving too many media interviews.

« The action of opening the museum is an extension of love to society, » said Tek, who is president of Sierad Produce, a $155 million company listed on the Jakarta stock exchange.

« When you see MoMA, with flocks of people everyday, I’m a little bit jealous, » said Tek, referring to New York’s Museum of Modern Art.

Tek, Wang and other wealthy collectors have turned Hong Kong into the world’s third biggest auction hub as they build up their collections of contemporary Chinese art. That segment has boomed in recent years but softened lately.

Gallery owners say choosy buyers have tired of the same artists coming up for sale and are focusing on longer established names. In contrast, during the 1980s Japan bubble, that country’s rich were buying up Impressionist masterpieces, Picassos and other Western art.

In the autumn of 2010, Tek paid $6.7 million at a Hong Kong auction for a painting of a yellow baby by Chinese surrealist painter Zhang Xiaogang entitled « Chapter of a New Century Birth of the People’s Republic of China II. »

In early April, he slipped into Hong Kong again. After an interview with The Associated Press he attended a Sotheby’s auction of contemporary Asian art, but stayed in the VIP room to avoid being seen by other bidders.

That sale’s highlight was another work by Zhang, a family portrait called « Bloodline-Big Family No. 2. » Amid furious bidding, it went to a phone bidder for 46 million Hong Kong dollars ($6 million), three times the opening price.

Sotheby’s said the painting and another by Fang Lijun that sold for HK$25 million ($3.2 million) are destined for a private collector’s museum in Shanghai. A spokeswoman for Tek wouldn’t confirm or deny whether he was the buyer.

Cai Guo Qiang et Bernard Arnault ont tous deux choisi Franck Gehry pour leurs musées/fondations

Artist Cai Guo-Qiang Planning $186 Million Quanzhou Museum Of Contemporary Art – News – Artintern.net

Museum Designed By Famed American Architect, Frank Gehry


Frank Gehry’s design for the Quanzhou Museum of Contemporary Art

As China’s museum- and gallery-building spree continues to gain strength, with public and private institutions starting to crop up around the country, buzz is starting to build about one project in particular — the Quanzhou Museum of Contemporary Art (泉州当代艺术馆) in Fujian province. While the name Quanzhou may not ring many bells internationally, one of its most famous hometown boys, the contemporary artist Cai Guo-Qiang, is one of China’s most well-known contemporary artists both at home and abroad. Currently, Cai is busy at work as the lead planner on the project, which has an estimated budget of 1.2-1.3 billion yuan (US$186-202 million).

This week, Artwhile (艺术时间) writes that Cai and his team have signed off on renowned American architect Frank Gehry’s designs for the museum, while making headway on its organizational structure. According to Artwhile, the Quanzhou Museum of Contemporary Art will comprise two sections — the for-profit New Gallery (新建馆) and the non-profit Reconstructed Gallery (改造馆), the latter of which will be housed in converted factories. While Cai Guo-Qiang will handle general planning decisions, business direction is coming mostly from Thomas Krens, CEO of Global Culture Asset Management (GCAM).


An earlier version of the museum design, presented to reporters this May

Aside from Frank Gehry’s intrepid design for the museum, one of the most interesting aspects of the Quanzhou Museum of Contemporary Art is the way it will be split between non-profit and for-profit halves, functioning essentially as two museums. Set to be built at Stalagmite Park on the north shore of the Lower Jin River, the for-profit “New Gallery” will function as a “first class art gallery and luxury art hotel,” with state-of-the-art security and climate-control systems and ample exhibition space. According to the museum’s planning team, the New Gallery will eventually look to organize cooperative exhibitions with major arts organizations like the Guggenheim Museum, and in addition to its high-end “art hotel,” the New Gallery will include a sprawling art store.

The non-profit “Reconstructed Gallery,” to be located in a converted flour factory and flax mill, will maintain the original style of the old factories while updating them as contemporary art galleries meeting international standards. In the flour factory half of the Reconstructed Gallery, the museum will invite 30-40 international artists to create works for permanent exhibition, while the flax mill side will serve as a studio for young artists from China and elsewhere to create, share and exhibit their artwork. In addition to the flour factory and flax mill, the Reconstructed Gallery will restore nearby areas to create an “Art Walk” and the “Street of Artists,” exhibiting public artwork and sculpture. As Thomas Krens said during a recent tour, “Every single factory in this historical city contains rich history, and it means a lot for us to preserve this culture and pass it on to the next generation.”

With the New Gallery and Reconstructed Gallery working together, Cai Guo-Qiang remarked this week, the Quanzhou Museum of Contemporary Art looks “to create a vigorous art center, to serve as a supplement to the existing historical and cultural facilities in the city and to reinforce the importance of Quanzhou as an international tourist destination.”

Although Cai Guo-Qiang has been working since 2004 to see his dream of a world-class contemporary art museum in his hometown realized, it appears that it is actually moving in the right direction.

Fondation Louis Vuitton Le Monde.fr | 27.10.2014 à 16h00

Le Lyrial: Bienvenue à bord Un nouveau fleuron sous pavillon français. Escales confidentielles, gastronomie, service raffiné: l’art du voyage en mer à la française.

Comme dans le cas de la fondation Cartier, l’instrumentalisation des artistes – les mêmes que l’on trouve dans tous les musées et centres d’art du monde – vise à lutter contre la banalisation de produits qui n’ont souvent d’artisanal que leur réputation.

Par ailleurs, comment convaincre les riches clientèles de continuer à acheter des produits qui reposent sur une part de rêve et d’imaginaire ? C’est là le sens de la création de la fondation Louis Vuitton : forger une alliance imaginaire entre une multinationale gourmande de profits et des « actifs » capables d’apporter une précieuse valeur ajoutée à ses produits : Paris, le patrimoine, la culture et l’art de vivre à la française.

Bien que bénéficiant d’accommodements fiscaux considérables, sur le fondement de son caractère culturel relevant de l’intérêt général, la fondation n’hésite pas à instaurer un prix d’entrée de 14 euros (et une « offre famille » à 32 euros). Les pauvres ne seront pas les bienvenus, mais il est vrai qu’ils sont rarement les acheteurs d’articles de luxe. Quant aux enfants, ils devront payer à partir de… 3 ans ! Foin des promesses sur l’éducation à l’art : à l’ère du capitalisme esthète (Gilles Lipovestsky), il faut apprendre tôt la valeur de l’argent.

Dès lors – et malheureusement avec le concours de conservateurs du patrimoine – la fondation affirme par là-même que l’art moderne et contemporain est un « produit » de luxe, réservé à une élite internationale et à consommer dans l’entre soi.

Triste constat, qui contraste même avec l’attitude des grands mécènes américains, pourtant souvent cités en exemple, qui mettent au moins en cohérence un discours fondé sur la notion de générosité avec l’ouverture gratuite au public de leurs collections, comme les musées Getty et Hammer à Los Angeles ou encore le nouveau Crystal Bridges Museum of Art de la milliardaire Alice Walton Art à Bentonville (Arkansas).

Jean-Michel Tobelem, spécialiste du mécénat, est docteur en sciences de gestion.

  • Jean-Michel Tobelem (professeur associé à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/10/27/fondation-louis-vuitton-le-mecenat-d-entreprise-sans-la-generosite_4513157_3232.html#5DEJrbsrtKmzDd00.99